Vous avez tapé « carto graou » dans Google et vous êtes tombé sur des pages qui parlent d’un certain Carto Tchoo. Ce n’est pas une erreur d’indexation: c’est le même outil. Carto Graou, la carte interactive qui affiche les trains du réseau ferroviaire français en quasi temps réel sur un fond OpenStreetMap, a changé de nom et d’adresse. La version active se trouve sur carto.tchoo.net. L’ancienne URL, carto.graou.info, correspond au projet d’origine et rank encore, ce qui explique la confusion dans les résultats de recherche.
De Carto Graou à Carto Tchoo, l’histoire d’un renommage
L’application Graou a été créée en octobre 2014 par Nicolas Wurtz, un agent de conduite de la SNCF (source: letraindemanu.fr). Pas un product manager, pas une startup de la mobilité: un conducteur de train qui avait besoin d’outils que son entreprise ne lui fournissait pas, et qui savait coder.
Le projet a d’abord vécu comme une application interne, pensée pour les agents. Et elle a trouvé son public: en 2016, Graou comptait 13 000 connexions par jour et a totalisé 5,6 millions de vues sur l’année (source: letraindemanu.fr). Pour un outil développé en marge du travail d’un conducteur, sans budget marketing, c’est un chiffre qui pose le sérieux du projet.
La partie cartographique, celle qui nous intéresse ici, s’est ensuite ouverte au public sous le nom de Carto Graou, accessible sur carto.graou.info. Le blog letraindemanu.fr en parlait dès octobre 2021 comme de la carte interactive des trains SNCF en temps réel. Puis le projet a été rebaptisé Carto Tchoo, un changement que son auteur a annoncé publiquement, notamment sur LinkedIn. Même outil, même logique, nouveau domaine: carto.tchoo.net.
Pourquoi l’ancienne adresse traîne encore dans les SERP
Un renommage de projet web, c’est toujours le même problème SEO: des années de liens entrants, de mentions sur les forums ferroviaires et de signets pointent vers l’ancien nom. Google met du temps à consolider les signaux sur la nouvelle entité, et les requêtes « carto graou » continuent de générer du volume alors que le produit s’appelle autrement. C’est le cycle de vie classique d’un domaine qui survit à son projet, un phénomène qu’on retrouve jusque dans le marché des sites expirés que certains rachètent pour leur historique. Le réflexe à prendre: chercher Carto Tchoo, pas Carto Graou.
Ce que la carte des trains affiche vraiment
Ouvrez carto.tchoo.net dans votre navigateur. Ce que vous voyez, c’est une carte de France sur laquelle des trains se déplacent, chacun matérialisé par un marqueur qui suit sa position estimée le long des lignes du réseau. Pas une capture figée, pas une infographie: des circulations qui bougent pendant que vous regardez.
Le suivi des circulations en quasi temps réel
Chaque train affiché correspond à une circulation réelle. En cliquant dessus, vous accédez aux informations associées: le numéro de train, sa mission, sa desserte. C’est la fonction qui fait venir les utilisateurs, voyageurs comme passionnés: savoir où est son train, visualiser le trafic sur un axe, comprendre pourquoi le TER de 18h07 arrive avec douze minutes de retard alors que rien ne l’annonçait en gare.
La position affichée est une reconstruction à partir des données de circulation disponibles, pas un GPS embarqué dans chaque rame. Quand le flux amont est incomplet sur une ligne, le train peut manquer à l’appel ou sembler figé. Ce n’est pas l’outil qui ment, ce sont les données qui manquent.
La couche infrastructure, sous-estimée et pourtant unique
L’autre moitié de la valeur de cette cartographie, c’est la visualisation de l’infrastructure ferroviaire elle-même: les lignes, les gares, les éléments du réseau que le fond OpenStreetMap décrit avec un niveau de détail que peu de gens soupçonnent. La communauté OpenStreetMap cartographie le rail français depuis des années, voies de service comprises, et Carto Tchoo rend ce travail lisible pour quelqu’un qui n’a jamais ouvert un éditeur OSM.
C’est là que l’outil dépasse le gadget de suivi. Une carte des déplacements de trains, l’appli officielle sait à peu près le faire pour votre trajet. Une lecture complète du réseau, avec les circulations posées dessus, non.
Filtres et personnalisation de l’affichage
La carte se filtre: par type de circulation, par zone, selon les couches que vous activez ou masquez. Sur un écran chargé comme celui de l’Île-de-France aux heures de pointe, ces filtres ne sont pas du confort, ils sont la condition pour lire quelque chose. La logique est la même que sur n’importe quel outil de cartographie dynamique: on part d’une vue globale, on restreint jusqu’à isoler ce qu’on cherche.
Les données ouvertes SNCF et OpenStreetMap sous le capot
On vous dira que ce genre d’outil « aspire les données de la SNCF ». C’est plus subtil, et c’est ce qui rend le projet reproductible.
Le fond de carte vient d’OpenStreetMap, la base cartographique libre et collaborative. Les informations ferroviaires, elles, s’appuient sur les données ouvertes que la SNCF publie: référentiels, horaires, informations de circulation exposées via des API. Le mérite de Carto Tchoo n’est pas d’avoir des données secrètes, c’est de croiser des flux publics que personne n’assemblait proprement, et de les rafraîchir en continu.
Une application JavaScript dans votre navigateur
Techniquement, tout se joue côté client. Ouvrez votre Network tab sur carto.tchoo.net, cochez Disable cache, rechargez: vous verrez les tuiles du fond de carte arriver d’un côté, et les appels de données de circulation de l’autre, rafraîchis à intervalle régulier. Du rendu côté client assumé, exactement le pattern d’une single-page application cartographique. Le même écosystème front que celui qu’on outille avec JSDoc ou Storybook sur des projets d’entreprise.
Conséquence directe: la fluidité dépend de votre machine et de votre connexion, pas d’un serveur qui pré-rendrait la carte. Sur un laptop correct, ça tourne sans effort. Sur un mobile ancien avec la vue France entière et toutes les couches actives, le bundle JS et le volume de marqueurs se sentent passer.
Des agents SNCF à la carte numérique
Une circulation naît dans les systèmes d’information ferroviaires, alimentés par l’exploitation et les agents sur le terrain. Une partie de ces données sort en open data. Carto Tchoo consomme ce qui sort, pas ce qui reste à l’intérieur. Chaque écart entre le terrain et la carte se loge dans un de ces maillons, et aucun n’appartient au développeur de l’outil.
C’est la grille de lecture à garder pour tout outil bâti sur des données ouvertes: la qualité perçue du produit final est plafonnée par la qualité du flux amont.
Prendre la carte en main en cinq minutes
Pas de compte, pas d’installation, pas d’app store. Vous ouvrez carto.tchoo.net et la carte charge. Zoomez sur votre région plutôt que de rester sur la vue nationale (votre navigateur vous remerciera), cliquez sur un train pour afficher sa fiche de circulation, puis coupez les couches qui ne vous servent pas: la carte gagne autant en lisibilité qu’en réactivité. Sur mobile, le site fonctionne dans le navigateur, en version responsive; un « Carto Graou » proposé par une boutique d’applications n’est pas le projet officiel.
💡 Conseil: ajoutez la carte en onglet épinglé les jours de grève. Voir les circulations réelles sur un axe renseigne plus vite que les fils d’information trafic, qui agrègent avec du retard.
Un projet d’agent, pas un produit d’entreprise

Carto Tchoo n’est pas un service officiel SNCF. L’outil est né du terrain, maintenu en marge, financé par rien. Aucune garantie de disponibilité: si le site tombe un dimanche soir, personne n’a d’astreinte. En contrepartie, une liberté de fonctionnalités qu’aucun produit corporate ne s’autoriserait. Vous utilisez le travail d’une personne, pas un SLA.
À qui sert une cartographie ferroviaire en temps réel
La tentation, c’est de ranger l’outil dans la case « jouet pour passionnés de trains ». C’est réducteur, et ça passe à côté de ce que la visualisation de données de transports apporte à d’autres profils.
Les voyageurs réguliers y trouvent un complément aux applis officielles: la vue réseau permet d’anticiper, là où l’appli de poche ne raisonne que sur votre trajet. Les professionnels de la mobilité et de l’urbanisme y voient un exemple rare de visualisation des flux ferroviaires à l’échelle nationale, utile pour illustrer une analyse de déplacements ou documenter la desserte d’un territoire. Ceux qui travaillent sur les déplacements urbains connaissent bien ce problème: les données de transports existent, mais les outils qui les rendent lisibles pour un élu ou un comité de pilotage sont rares.
Et pour les développeurs, le projet fonctionne comme une étude de cas. Il démontre qu’une personne seule, avec des données ouvertes, un fond OpenStreetMap et du JavaScript, peut construire un outil que des milliers de gens consultent chaque jour. Si vous cherchez un projet perso qui serve vraiment, la méthode est là, documentée par l’exemple, au même titre que les outils qu’un développeur finit par garder en onglet épinglé parce qu’ils font une chose et la font bien. La communauté OpenStreetMap a d’ailleurs consacré des présentations vidéo au projet, visibles sur les instances PeerTube francophones: bon point d’entrée si vous voulez comprendre la démarche avant de lire du code.
Reste une question: pourquoi faut-il encore, en 2026, qu’un agent de conduite construise sur son temps libre l’outil de visualisation du réseau que l’opérateur historique n’a jamais proposé au public?
Questions fréquentes
Les données utilisées par Carto Tchoo sont-elles libres de réutilisation?
Les deux briques principales le sont, chacune sous ses conditions. Le fond OpenStreetMap est sous licence ODbL, qui autorise la réutilisation avec attribution et partage à l’identique. Les jeux de données ouvertes SNCF sont publiés sous licences ouvertes, à vérifier jeu par jeu sur leur portail open data. Le code de l’outil lui-même reste la propriété de son auteur: données libres ne signifie pas application libre.
Peut-on utiliser Carto Tchoo hors ligne ou dans un train sans réseau?
Non, et c’est structurel: la carte interroge des flux de données en continu pour positionner les circulations. Sans connexion, le fond de carte déjà chargé peut rester affiché, mais les trains cessent de se mettre à jour. Dans un train, en zone blanche, l’outil montrera votre circulation là où les données l’ont vue pour la dernière fois, pas là où vous êtes.
En quoi est-ce différent de SNCF Connect ou des applis officielles?
SNCF Connect raisonne trajet par trajet: vous saisissez un départ et une arrivée, il répond horaires et perturbations. Carto Tchoo raisonne réseau: il montre l’ensemble des circulations sur la carte, sans que vous ayez rien à saisir. Les deux ne se remplacent pas. L’un vend et informe sur votre billet, l’autre donne la vision d’ensemble que les outils grand public ne proposent pas.
Comment contribuer si une ligne est mal cartographiée?
La géométrie des voies, les gares et les détails d’infrastructure viennent d’OpenStreetMap: c’est là qu’une correction se fait, via un compte OSM et un éditeur comme iD, directement dans le navigateur. Votre modification profitera à Carto Tchoo, mais aussi à tous les outils qui consomment ces données. Les erreurs de circulation, elles, relèvent des flux SNCF et ne se corrigent pas côté carte.
Votre recommandation sur carto graou en 2026
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Merci, voici notre conseil personnalisé sur carto graou en 2026.
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