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Google Authorship Markup : ce qui a remplacé rel=author

Le rel=author a disparu en 2014, mais le signal auteur est plus fort que jamais. On voit comment Google identifie un auteur aujourd’hui (JSON‑LD, sameAs) et son impact sur l’E‑E‑A‑T.

Par Julien Morel
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On a vu un site perdre 20 % de son trafic en un mois. Pas de pénalité, pas de bug technique, pas de migration foireuse. Simplement, l’équipe éditoriale avait retiré les noms d’auteurs de tous les articles pour « homogénéiser » le blog. Le trafic a plongé. La raison ? Google ne savait plus qui écrivait.

Si tu as connu l’époque du rel=author et des photos d’auteurs dans les SERPs, tu te souviens peut‑être de la promesse : en liant ton contenu à ton profil Google+, ta tête apparaissait à côté de ton article. Google a débranché ce markup en 2014. Mais ce que beaucoup ont pris pour un enterrement était en fait une mutation.

Le rel=author n’a pas tenu cinq ans

En 2014, Google a officiellement supprimé le markup rel=author. Faible adoption côté éditeurs, qualité inégale des signaux (un profil Google+ ne garantissait pas une expertise) et coût de maintenance pour un gain utilisateur jugé négligeable. Le markup lié à Google+ était devenu une usine à gaz peu fiable.

Ce que Google cherche depuis le début : un auteur vérifiable

Ce que Google traquait avec le rel=author n’a jamais disparu : rattacher un article à un humain identifiable, pour en mesurer la crédibilité. Le problème du rel=author, c’était son pipeline : il dépendait de Google+, un réseau social que personne n’adoptait à grande échelle.

À partir de 2015, Google a pivoté vers une approche entitaire. L’objectif est de désambiguïser un nom d’auteur en une entité de son Knowledge Graph. Pour ça, il s’appuie sur des sources externes : Wikidata, les profils vérifiés sur des plateformes à autorité (LinkedIn, X, un site personnel), et surtout sur la cohérence des balisages structurés que tu lui fournis.

Un schéma Person bien configuré, avec des propriétés sameAs qui pointent vers des URLs où le même nom apparaît avec une bio cohérente, ça accélère la reconnaissance. Une fois l’entité créée, Google peut utiliser ce signal pour évaluer l’E‑E‑A‑T de ton contenu. Si l’auteur a déjà publié des contenus de qualité sur d’autres sites de confiance, ton article en hérite une part d’autorité.

On est passé d’un lien mécanique (rel=author) à une couche sémantique (JSON‑LD + entité). Le markup a changé de forme, pas de fonction.

Le schéma Person : le rel=author des années 2020

Le successeur direct du rel=author, c’est le type Person de schema.org, injecté dans la page via JSON‑LD. Voici à quoi il ressemble :

{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "Person",
  "name": "Julien Morel",
  "url": "https://responsivemind.fr/a-propos/",
  "sameAs": [
    "https://twitter.com/julienmorel",
    "https://linkedin.com/in/julienmorel",
    "https://github.com/julienmorel"
  ]
}

On relie ce bloc à un Article via la propriété author, et Google fait le reste. L’astuce, c’est que ce schéma peut vivre sur une page « à propos » unique, pointée par tous les articles du domaine, plutôt que d’être répété sur chaque URL. Cela réduit la redondance et crée une source d’entité stable que le robot mémorise.

Le sameAs ne tolère pas l’approximation

Un sameAs qui pointe vers un profil fantôme, ou vers un homonyme actif, brouille le signal. Google peut fusionner deux entités distinctes et diluer ton autorité. Chaque URL sameAs doit afficher le même nom, la même photo et une bio cohérente.

Cohérence multi‑sites : le nerf de la guerre

Le signal auteur se renforce quand tu écris sur plusieurs sites avec des bylines constantes et un balisage uniforme. L’algorithme croise les domaines : si « Julien Morel » apparaît sur Responsive Mind, sur LeMagIT et sur un blog personnel, avec les mêmes liens sameAs, Google fusionne les signaux en une entité unique. L’effet ? Une autorité transférée d’un site à l’autre.

À l’inverse, un nom écrit une fois avec un accent, une fois sans, une bio qui change de spécialité tous les six mois, un profil X fantôme depuis 2022, et l’entité se fissure. On ne parle pas de duplicate content, on parle de confusion d’identité. Google déteste ça.

Ajouter un nom en bas d’article ne suffit pas. Sans balisage structuré cohérent et sans empreinte externe vérifiable, le signal reste à zéro.

Ce que le Core Web Vitals ne mesure pas

On a passé des années à traquer le LCP et l’INP avec les Core Web Vitals. Pourtant, même avec un score à 100, si l’auteur est un fantôme, Google reste méfiant. L’autorité d’un auteur reconnu peut compenser un temps de chargement légèrement moins bon, parce qu’elle injecte du signal de confiance dans le classement.

Questions fréquentes

Dois‑je encore mettre rel=author dans mon code ? Non. Le markup rel=author n’est plus supporté par Google depuis 2014. Si tu en hérites d’un ancien site, il génère du bruit sans bénéfice.

Est‑ce que Google affiche encore la photo de l’auteur dans les SERPs ? Pas de manière native, mais une fiche entité bien constituée peut déclencher un panneau Knowledge Graph avec photo. Certains rich snippets expérimentaux intègrent aussi une signature visuelle, sans garantie de déclenchement.

Un auteur sans présence sur les réseaux sociaux peut‑il être reconnu par Google ? C’est plus difficile, mais possible à condition de construire une entité cohérente au fil du temps via un site personnel, des citations sur d’autres domaines et un schéma Person rigoureux. La clé reste la cohérence inter‑sites.

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Julien Morel

Julien Morel

Ancien dev front React passé SEO technique après une migration e-commerce qui a fait perdre 60% du trafic organique à son employeur en une nuit (fichier robots.txt oublié en staging). Depuis, il écrit pour que ça n'arrive à personne d'autre et teste sur ses propres side-projects avant de publier quoi que ce soit.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.